Nos maisons n’ont ni portes ni murs. Nos maisons sont ouvertes à tout le monde. N’importe qui peut venir s’y installer pour la nuit, ou pour la vie. D’ailleurs, elles n’appartiennent à personne. Les maisons sont là, simples abris au milieu de la nature.
Pour ma part, j’aime à changer tous les soirs de lieux. J’y rencontre toujours beaucoup de gens, et ça me plaît. Le soir, quand le soleil commence à se coucher, les maisons commencent à se remplir. L’hiver, nous allumons un feu dans la cheminée et nous asseyons tout autour pour manger. L’été, au contraire, nous nous installons sur les grandes terrasses et profitons des derniers rayons de soleil tout en discutant, en nous nous nourrissant, en nous endormant, ou en nous divertissant.
A l’intérieur des maisons, aucune pièce n’a de nom. Les murs n’existent pas. Je me trouve dans un bâtiment composé de plates-formes soutenues pas de nombreux piliers et protégé de l’extérieur par de grandes baies vitrées. Ce qui s’appellerait cuisine est en fait un grand buffet aménagé et un frigo. Des tables et des chaises inordonnées pourraient par exemple servir soit de salle à manger, soit de bureau, soit d’autres choses. Les objets n’ont pas d’utilité définie. Les lits sont éparts. Certains sont regroupés, d’autres isolés pour ceux qui auraient envi d’un peu de calme, certains se trouvent entre deux tables, où près du frigo. Aucun meuble n’est fixé au sol, chacun est libre de les déplacer si besoin.
Les grandes baies vitrées nous amènent la lumière le jour et l’obscurité la nuit. De l’intérieur, je me crois à l’extérieur tellement le panorama est large. Le paysage s’étend assez loin puisqu’aucune maison n’est trop proche de l’autre. Cela nous permet de nous procurer un sentiment de liberté encore plus intense en créant le vide autour de nous. En fait, les villes n’existent pas. Pas de rues, pas de routes, pas de réverbères, pas de voitures, pas de stress. Rien que la nature, le calme et le confort.