Ici !

Ici !
J’habite sur une mappemonde : la Terre. Je vis dans ce pays, que les autres appelleraient la France. Mais ici, le mot pays n’existe pas. Ici, personne n’appartient à une nation, personne n’appartient à rien ni à personne. Chacun est libre, libre de se mouvoir, libre de penser, libre d’agir.

Les frontières de tes nations sont comme les murs de tes prisons : difficile de les passer.

# Posté le mardi 29 juin 2004 10:40

Modifié le jeudi 29 juillet 2004 04:37

Les maisons.

Les maisons.
Nos maisons n’ont ni portes ni murs. Nos maisons sont ouvertes à tout le monde. N’importe qui peut venir s’y installer pour la nuit, ou pour la vie. D’ailleurs, elles n’appartiennent à personne. Les maisons sont là, simples abris au milieu de la nature.
Pour ma part, j’aime à changer tous les soirs de lieux. J’y rencontre toujours beaucoup de gens, et ça me plaît. Le soir, quand le soleil commence à se coucher, les maisons commencent à se remplir. L’hiver, nous allumons un feu dans la cheminée et nous asseyons tout autour pour manger. L’été, au contraire, nous nous installons sur les grandes terrasses et profitons des derniers rayons de soleil tout en discutant, en nous nous nourrissant, en nous endormant, ou en nous divertissant.
A l’intérieur des maisons, aucune pièce n’a de nom. Les murs n’existent pas. Je me trouve dans un bâtiment composé de plates-formes soutenues pas de nombreux piliers et protégé de l’extérieur par de grandes baies vitrées. Ce qui s’appellerait cuisine est en fait un grand buffet aménagé et un frigo. Des tables et des chaises inordonnées pourraient par exemple servir soit de salle à manger, soit de bureau, soit d’autres choses. Les objets n’ont pas d’utilité définie. Les lits sont éparts. Certains sont regroupés, d’autres isolés pour ceux qui auraient envi d’un peu de calme, certains se trouvent entre deux tables, où près du frigo. Aucun meuble n’est fixé au sol, chacun est libre de les déplacer si besoin.
Les grandes baies vitrées nous amènent la lumière le jour et l’obscurité la nuit. De l’intérieur, je me crois à l’extérieur tellement le panorama est large. Le paysage s’étend assez loin puisqu’aucune maison n’est trop proche de l’autre. Cela nous permet de nous procurer un sentiment de liberté encore plus intense en créant le vide autour de nous. En fait, les villes n’existent pas. Pas de rues, pas de routes, pas de réverbères, pas de voitures, pas de stress. Rien que la nature, le calme et le confort.

# Posté le mercredi 30 juin 2004 04:12

Modifié le jeudi 29 juillet 2004 04:42

Appartenance.

Appartenance.
Rien n’appartient à personne.
Comme nous l’avons vu auparavant, cette maison n’est pas la mienne. Mais aussi, ce lit n’est pas le mien, ce siège n’est pas le mien, ce livre n’est pas le mien, ce vélo n’est pas le mien, etc. Rien, rien n’appartient à personne comme personne n’appartient à personne. Cet homme que j’aime n’est pas le mien. L’enfant qui sort du ventre de cette femme n’est pas son enfant. Non, ici, tout le monde est indépendant, chacun choisi son chemin, son propre chemin.

PS : Quelque chose comme ça existe déjà dans ton monde : www.passe-livre.com

# Posté le mercredi 30 juin 2004 04:17

Modifié le jeudi 29 juillet 2004 04:45

Economie.

Economie.
A quoi sert l’argent ? L’argent sert à posséder. Mais ici, nous le savons bien, personne ne possède. L’argent n’existe pas. Pourtant, il existe des supermarchés, mais des supermarchés sans caisse. Il existe de grands entrepôts où chacun vient déposer ce dont il a envi de faire don. Ca peut être de vieux objets trouvés et dont il ne serait pas quoi en faire, comme de la nourriture. Par exemple, moi, hier, le matin, je passais devant un abricotier, et j’ai commencé à cueillir pour manger. Puis, comme je n’avais plus faim et rien d’autre à faire, j’ai décidé de continuer à cueillir les fruits mûrs pour les donner. J’ai tressé des paniers avec des grandes herbes, et je les ai remplis à ras bord. Le soir, en passant devant un des ces entrepôts, j’y ai déposé quelques sacs, et en ai gardé deux pour partagés les fruits avec les gens que j’allais rencontrer ce soir-là.
Comme ça, chacun se sert ce dont il a besoin. Personne ne prend en surplus. La modération est le premier atout pour la stabilité de notre économie.

# Posté le mercredi 30 juin 2004 04:22

Modifié le jeudi 29 juillet 2004 04:47

Travailler.

Travailler.
Le travail est un crime contre l’humanité.
L’argent n’existe pas, donc plus besoin de travailler. Eh oui ! Ici, personne ne travaille. Enfin, du moins, comme tu le définis, toi, dans ton monde à toi. Bien sûr, nous ne sommes pas des extraterrestres, nous aussi, nous avons besoin de nous occuper pour ne pas nous ennuyer. Mais, le travail n’est pas obligatoire. D’ailleurs, il ne s’appelle pas « travail » mais « occupation ». Chacun s’occupe comme il veut. Et c’est pour ça que nos journées passent sans que nous ne puissions les voir passer : parce que nous ne nous ennuyons pas, nous aimons ce que nous faisons. Chacun décide s’il veut travailler ou pas aujourd’hui, chacun décide le métier qu’il veut faire et peut le changer à tout moment, laisser le relais.
Moi, par exemple, j’aime écrire, mais j’aime aussi organiser des fêtes le soir, ou aider les gens à faire telle ou telle chose pendant la journée, côtoyer des enfants. Je ne m’ennuis jamais.

# Posté le mercredi 30 juin 2004 04:27

Modifié le jeudi 29 juillet 2004 04:50